FANNY DUBOIS

visual art visuel

 

 

 

 

 

about/à propos

My work revolves around the biological and social independence of our bodies. How should we make use of our reproductive power? How can new technologies permit us to emancipate from biological and social identity pressure?

I make animated and subverted machines, to question functions of the body. Using various materials as functioning or obsolete machines or pieces, electric toys, motors, lights, vibrators, plastic and china in combination with fibres as textile, hair, paper or foam that I sew, felt and bead.

I often work with the uniform as an ideologically loaded garment, simultaneously subverting the uniformity found in representations of the body. I wear uniforms to perform with the machines I procreate. I have examined questions concerning abortion and reproduction throughout history. Lately, the ethics and politics around humanoid robots grabbed my attention. Will the reproduction of human beings through robots lead us to more freedom and control over our bodies, over our lives?

After working with small electric motors to build remote controlled uteri for the project Extra-Utérin in 2018, I build during the last year a uterus made of electric and gasoline motors. By giving autonomy to this internal organ I question the levels of self-determination we have on our bodies and reflect on the precariousness of artificial reproduction. I am now looking at the precariousness of our lives. Will someday high technological machines permit to avoid death? What is left once we die? Through sculpture-machines, drawing and photography I am seeking to propose new ways of understanding and defining our identity and our raison d'être.

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Mon travail porte sur l’indépendance biologique et sociale de nos corps. Comment devrions-nous faire usage de notre pouvoir de reproduction? Comment les nouvelles technologies peuvent-elles nous permettre de s’émanciper des contraintes biologiques et sociales sur nos corps?

Je produis des machines animées, détournant leur utilité initiale pour questionner certaines fonctions du corps. Utilisant une diversité de médiums tels que des machines et pièces fonctionnelles ou obsolètes, des jouets électriques, des moteurs, des lumières, des vibrateurs, du plastique et de la porcelaine en combinaison avec des fibres comme le textile, le papier, des cheveux et des poils ou encore des plantes mortelles ou médicinales que je manipule en les cousant, les feutrant ou en les perlant.

J’ai étudié la question de l’avortement et de la reproduction à travers l’histoire. Dernièrement, l’éthique et les politiques autour des robots humanoïdes ont retenu mon attention. Est-ce que la reproduction de l’humain à travers des robots va nous permettre d’accéder à plus de liberté et de contrôle sur nos corps?

Après avoir travaillé avec des petits moteurs électriques pour fabriquer des utérus téléguidés lors du projet Extra-Utérin en 2018, j’ai construit Motérus 2999, un utérus fait de moteurs électriques et à explosions. En autonomisant cet organe interne je questionne le degré de contrôle que nous avons sur nos corps et reflète la précarité de la reproduction artificielle. Je me penche maintenant sur la précarité même de nos vies, de nos corps. Est-ce qu’un jour nos technologies avancées nous permettrons d’éviter la mort? Que subsiste-t-il après notre départ? À travers des sculptures-machines, le dessin et la photographie, je proposer de nouvelles façons de comprendre et de définir notre identité et notre raison d’être.